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MATERNITÉ

Premier trimestre post accouchement

Le temps passe tellement vite ! Voilà maintenant presque 4 mois que Jade est née… Elle est souriante, elle est calme, elle est à croquer, elle dort bien, elle a tout de suite tété super bien, elle ne pleure que quand elle a faim, elle accepte d’être portée par tout le monde… Bref, c’est le bébé parfait. Comment ça je ne suis pas objective ? 😀

OK, OK. J’en suis totalement gaga, c’est vrai. C’est mon petit rayon de soleil. Même si certains jours sont plus difficiles que d’autres (car aucun ne se ressemble avec un bébé), que parfois je suis juste épuisée, je reste folle d’amour pour elle. Jade a clairement embelli nos vies.

Dans cet article, je vous fais un retour sur ces 3 premiers mois post accouchement : ma relation avec ce nouveau corps, le suivi médical, le retour à la maison, le baby-blues, le sommeil, les visites des proches, la chute des cheveux…

À noter que chaque bébé est différent. Je souhaite juste vous partager mon expérience de jeune maman.

Le ventre post-grossesse

J’ai adoré voir mon ventre s’arrondir pendant ma grossesse, et j’ai pris plaisir à l’hydrater chaque jour. Ma main était quasiment posée dessus toute la journée, pour communiquer avec bébé.

Mais après l’accouchement, ma « relation » avec ce ventre, mon ventre, n’était plus la même. Prendre ma première douche à la maternité a été très éprouvant. Déjà car c’était douloureux de me lever, mais également parce-que j’ai découvert un ventre flasque, comme un ballon dégonflé (la première semaine post accouchement, j’avais mon ventre de 4 mois de grossesse). J’ai eu énormément de mal à étaler mon gel douche dessus, je ne voulais pas le toucher.

Pendant toute ma grossesse, mon ventre était une zone magique. Et d’un coup, après 9 mois à avoir ce bébé au chaud, j’étais à nouveau seule dans mon corps. C’est une sensation très étrange. J’aimais mon gros ventre, j’aimais sentir mon bébé bouger, et du jour au lendemain, c’était le vide.

J’ai mis du temps à me réapproprier ce ventre (et c’est toujours en cours). Je me sens plus mère que femme actuellement. Je n’ai toujours pas dormi sur le ventre, et je n’ai pas voulu mettre de maillot de bain 2 pièces cet été. Pourtant 3 mois après mon accouchement, j’ai la chance d’avoir retrouvé un ventre plat. Mais il reste mou, car je n’ai pas encore commencé ma rééducation abdominale. Peut-être qu’avec celle-ci, je me sentirai plus à l’aise.

Le suivi médical post accouchement

J’ai eu la visite d’une infirmière pour regarder ma cicatrice et enlever les agrafes. Et une sage-femme est également venue 2 fois pour examiner Jade (voir si elle grossissait bien), contrôler ma tension et regarder ma cicatrice.

C’était vraiment bien d’avoir une sage-femme à domicile, car quand on rentre à la maison avec le bébé, on a toujours des questions qui arrivent. Et ces visites permettent d’avoir des réponses à nos interrogations, d’avoir des conseils et d’échanger sur le baby-blues qui pointe son nez.

1 mois après l’accouchement (en mai), j’ai eu une visite de contrôle avec mon gynécologue. Puis fin juin, j’ai pu commencer la rééducation du périnée avec une sage-femme libérale.

Le retour à la maison

Puisque j’avais une césarienne programmée, Anis a pu poser ses congés et être auprès de nous pendant 1 mois (la semaine à la maternité et 3 semaines à la maison). Heureusement qu’il était là, car l’arrivée d’un enfant bouleverse totalement une vie.

Je n’étais pas préparée à cette fatigue (la vraie), cumulée à la chute d’hormone, au manque de sommeil, et à ce nouveau rôle de maman. Avec Anis à mes côtés, pour m’épauler, m’écouter, me conseiller, me réconforter, m’encourager, me rassurer, m’aimer… la transition dans cette nouvelle vie a été plus simple.

Le baby-blues

Avant l’accouchement, on avait évoqué le sujet avec Anis. J’ai été très sensible aux hormones pendant la grossesse (des crises de rire aux crises de larmes), et donc on savait que la chute allait se sentir.

J’ai très bien vécu mon séjour à la maternité mais le retour à la maison a été une véritable épreuve.

Ça a commencé doucement à J+4 après l’accouchement et ça a duré environ 10 jours. La première crise de larmes est arrivée à la maternité, le jeudi soir juste avant qu’Anis parte. La fatigue commençait à s’accumuler et j’ai senti les larmes monter. J’ai pleuré un peu dans ses bras, il est parti et je me suis endormie.

La deuxième crise de larmes est arrivée à la maison. Anis avait préparé un superbe apéritif dinatoire pour notre première soirée chez nous avec bébé. Jade dormait et nous on regardait un film, tout était parfait. Et d’un coup, en regardant mon chat Clark, je me suis mise à pleurer sans pouvoir m’arrêter. J’étais angoissée que mon chat puisse s’allonger sur Jade pendant la nuit. Ce petit bébé sans défense que je devais protéger. J’étais fatiguée, je rêvais de dormir dans mon lit mais je n’aurai pas réussi à fermer l’oeil de la nuit. Pour la surveiller, pour la protéger. J’ai parlé de mes craintes, et on a décidé de fermer la porte de la chambre. Problème > Solution.

Le lendemain, la crise de larmes n’a été que plus forte. C’était impressionnant, très violent et incontrôlable. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant plus de 2h, sans m’arrêter. J’étais assise sur mon lit, Jade était au sein, et je pleurais comme une fontaine.

Pendant ces 10 jours, j’étais effondrée mais je n’ai jamais détesté mon bébé. Je culpabilisais de pleurer devant elle. Je culpabilisais de pleurer tout simplement. J’étais censée vivre la plus belle chose au monde, j’étais censée être joyeuse. Et en réalité, j’étais épuisée moralement et physiquement. Je culpabilisais énormément car cet enfant, je le voulais, je l’aimais, mais là, je voulais juste dormir.

Je pleurais chaque soir, encore et encore… alors que j’avais été si heureuse, épanouie et sereine pendant la grossesse. Et pourtant Jade a toujours été un bébé plutôt calme.

C’était vraiment cette chute d’hormone qui contrôlait mes émotions.

C’est simple dès 17h, je ne faisais que pleurer. Je regardais notre bébé, ce petit être humain fragile et totalement dépendant de nous, et j’avais peur. J’avais peur de mal faire, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas la comprendre, peur d’être une mauvaise mère.

Je n’ai pas essayé de contrôler mes émotions. Quand je voulais pleurer, je laissais les larmes couler. J’ai énormément communiqué avec Anis, sur mes craintes et mes ressentis. La communication, c’est essentiel. Il m’a écouté, réconforté, consolé, épaulé, aimé, rassuré. J’ai également beaucoup échangé avec ma mère, qui m’a été d’un grand soutien par son expérience. Et du jour au lendemain, la crise est passée. Et j’ai commencé à profiter à 100% de ma vie de jeune maman.

Les visites des proches à la maison

Une fois arrivée à la maison, nous avons indiqué à nos proches, notre souhait de rester qu’à trois, le premier week-end. Clairement, notre priorité était juste de passer du temps avec notre bébé, de créer notre cocon à nous.

Ensuite, nous avions une visite tous les 2-3 jours (essentiellement nos familles, nos amis sont venus après). Nos proches venaient nous voir pour le goûter (ça me laissait le temps de faire la sieste avant) ou pour le dîner (on mangeait vers 19h, puisque je me couchais vers 20h30). Ces visites nous permettaient également de nous soulager car ils apportaient de quoi manger / boire pour le goûter / dîner (et donc nous on ne cuisinait pas).

Le sommeil

Depuis sa naissance, Jade s’endort au sein. Nous avons fait le choix de la garder dans notre chambre. Elle a un petit berceau juste à côté de notre lit. Mais les trois premières semaines, elle a très souvent dormi entre nous avec le coussin maternité qui l’entourait (pour pas qu’on lui roule dessus). C’était plus pratique, car quand on se levait pour la mettre dans le berceau, ça la réveillait et je devais refaire une tétée pour l’endormir.

Le premier mois avec la mise en place de l’allaitement, je vivais au rythme de Jade. Je me couchais avec elle vers 20h30 – 21h, puis on avait une tété vers 2h, une vers 6h et une autre vers 10h. Durant la journée, j’essayais de faire une sieste après déjeuner.

Nous sommes chanceux car Jade a tout de suite fait la différence entre le jour et la nuit. Dès sa deuxième semaine de vie, elle espaçait de 4 à 5h les tétées de nuit. Elle a fait sa première nuit complète (22h – 6h) vers ses 1 mois, quand elle a atteint 5kg sur la balance. Puis rapidement elle a trouvé son rythme : couchée entre 21h30 et 22h30, premier réveil entre 7h et 8h, second réveil vers 10h.

La perte des cheveux

Pendant la grossesse, je ne perdais plus aucun cheveu. Et 2 mois et demi après l’accouchement, j’ai commencé doucement à perdre mes cheveux. Pour le moment, je n’ai pas de chute de cheveux impressionnante mais j’allaite encore Jade. Je vais commencer une cure de levure de bière pour essayer de contrer la chute d’hormone en septembre… on verra bien !

Quelques conseils utiles pour finir

  • Identifiez le pédiatre qui sera le médecin traitant de votre enfant.
  • Localisez la PMI la plus proche de chez vous et les jours / heures d’ouverture pour la pesée.
  • Anticipez la visite chez le pédiatre : vous devez emmener votre bébé chez le pédiatre dans les 10 jours qui suivent l’accouchement. Donc dîtes à votre conjoint de prendre rendez-vous dès la maternité.
  • Anticipez vos séances de rééducation du périnée : les sages-femmes ont un planning bien rempli donc planifiez vos rdv dès l’accouchement ou un peu avant (calculer 6 semaines après votre date de terme).

Des mamans par ici ? Comment avez-vous vécu l’arrivée de votre bébé ?

Besos !

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10 Commentaires

  • Reply Sabrina

    Pas encore de bébé mais ça fait du bien de lire ton expérience pour se faire une idée 🙂 !
    Merci !

    8 août 2019 at 13:58
    • Reply Simplement Claire

      Merci pour ton petit mot Sabrina ! Heureuse de savoir que tu apprécies de lire ce petit retour d’expérience 🙂

      8 août 2019 at 18:20
  • Reply Laurine

    Merci Claire pour cet article si sincere, transparent sur la réalité des choses.. Tu évoques des points auxquels nous sommes ou seront toutes confrontées et Ça fait juste du bien de voir qu’on est pas seules … Merci ❤️

    8 août 2019 at 14:26
    • Reply Simplement Claire

      Oh merci beaucoup Laurine pour ton gentil mot ❤️ ça fait plaisir à lire, qu’à c’est un article à coeur ouvert !

      8 août 2019 at 18:20
  • Reply Nadia

    Chaque grossesse est différente, chaque bébé aussi. Contrairement à toi, jai détesté mon ventre durant ma grossesse mais je lai tout de suite aimé après mon accouchement car il a de suite presque repris sa forme initiale. Je nai pas connu de baby blues par contre, jai jonglé tant bien que mal avec la fatigue durant plus de tois ans….mon fils na fait sa première vraie nuit que vers ses 6 ans….
    Merci pour ton article très intéressant et qui permet de préparer celle qui ne sont pas encore mère a ce qui peut les attendre ou de rassurer celles qui ont subits les même désagréments que toi. Quoi qu’il en soit, avoir un enfant, cest magique !!!

    11 août 2019 at 18:38
    • Reply Simplement Claire

      Merci beaucoup Nadia pour ton partage d’expérience ici 🙂 Effectivement, chaque grossesse / accouchement est propre à chaque femme. Mais ça fait du bien d’échanger autour de ce sujet avec d’autres jeunes mamans. Gérer les non-nuit de ton fils ne devait vraiment pas être simple ! Mais comme tu le dis, l’arrivée d’un enfant reste magique et magnifique 🙂

      14 août 2019 at 11:43
  • Reply Aude - Fête la Différence

    Je suis l’heureuse maman d’un petit garçon de 2 ans et demi et je n’ai pas oublié ces premiers moments plein d’émotions dans tous les sens et incontrôlables… Les changements physiques, la peur de mal faire, la douleur de la césarienne… La transition grossesse/parentalité n’est clairement pas simple. On est très nombreuses à passer par cette étape, ne t’en fais pas, ça va aller de mieux en mieux. Donne-toi le droit de vivre toutes ces émotions sans culpabilité, plus tu les laisseras monter et plus tu les évacueras. Si tu ressens le besoin de pleurer, pleure un bon coup sans te poser de questions. Et continue à parler à ton chéri et à ta maman, le fait d’extérioriser aide beaucoup. Tout plein de bonheur avec ta puce !

    12 août 2019 at 11:41
    • Reply Simplement Claire

      Ohhh merci beaucoup Aude pour ton message rempli de bienveillance 🙂 Effectivement, j’ai pris le parti de laisser sortir mes émotions et mes larmes quand elles sont là, et ça m’aide !

      14 août 2019 at 11:40
  • Reply Golden Cheer Grahams

    Merci milles fois pour ton témoignage ! Ça fait vraiment plaisir de te lire. J’avoue que je me suis retrouvée pleine de compassion en lisant ton récit sur ton baby-blues. Tu as eu tellement raison de discuter ouvertement avec ton conjoint.
    C’est un très beau témoignage que tu nous livres et j’ai adorée te lire !

    12 août 2019 at 17:32
    • Reply Simplement Claire

      Oh un grand Merci ! Ton message me fait très plaisir, ça m’a fait du bien d’écrire mes émotions et de les partager ici 🙂

      14 août 2019 at 11:39

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